Du Japon

Bref, on arrive enfin à Kyoto

Soleil couchant. Nous approchons des côtes japonaises. La baie d’Osaka nous apparaît enfin. Immense bande littorale scintillante. Immense oui, Osaka, la « capitale » du Kansaï, concentre près de 3 millions d’habitants.

 

Nous atterrissons avec une bonne heure trente de retard. Il est presque 20 heures. Nous sommes attendus à Kyoto pour 22h au plus tard. En théorie, nous avons le temps de nous y rendre, en pratique… cela sera un peu plus compliqué ! Pour relier Osaka à l’ancienne capitale japonaise, il existe 2 lignes principales opérées par des compagnies différentes, mais arriver à repérer où et comment acheter les tickets est déjà une épreuve en soi. Sur le quai deux trains partent pour Kyoto, lequel est le nôtre ? Impossible de la savoir. Personne ne parle anglais ou si peu. Nous prenons celui de gauche. Mauvaise pioche ! On a choisi le tortillard. On se rend compte que tous les touristes sont dans l’autre train. Nous sommes les seuls « gaijin » à bord de celui-ci.

Une bonne cinquantaine d’arrêts avant d’arriver à Kyoto, sans possibilité de contacter notre hébergement puisque nous n’arrivons pas à trouver de connexion internet et que nous n’avons pas eu l’idée lumineuse d’acheter une carte SIM à l’aéroport (comme nous le faisons pourtant à chaque fois). Stress, fatigue… le voyage quoi ! Finalement, comme toujours d’ailleurs, tout est bien qui finit bien ! On arrive même à trouver un petit resto ouvert, il est 23h30, c’est assez exceptionnel, à Kyoto du moins, ici on commence à dîner vers 18 heures. Couchage à la japonaise, première nuit sur les tatamis.

Premier jour, nous nous rendons compte que notre guesthouse se situe dans le cœur de Gion, quartier historique de Kyoto. Une belle surprise ! Après 300 mètres, nous commençons en effet à apercevoir les premières maïkos (jeunes filles en kimono traditionnel). Modernité et tradition, comme tout ici à Kyoto.

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Et là, soudain, pour la première fois depuis notre départ de France, la pluie (en un mois et demi c’est la première fois). Rue Ponchoko, on entre au hasard dans un resto. Nous ne savions pas que nous étions sur le point de vivre l’expérience gastronomique la plus particulière de notre séjour ici… En gros, dans tout ce qui nous a été servi, nous avons pu identifier seulement le riz et la sauce soja ! Le serveur a essayé de nous donner tant bien que mal quelques explications mais c’était peine perdue. Nous nous sommes donc laissés emportés par nos seuls sens. La vue, d’abord, tout était magnifiquement présenté. Les odeurs, familières mais pourtant difficiles à identifier et enfin le goût… tout était tellement loin de nos habitudes gustatives (qui sont pourtant très aware comme dirait un certain Jean-Claude V.). Dire que nous avons apprécié, oui mais sans doute pas à sa juste valeur. Pour les enfants, nous avons vécu là le top du beurk, surtout à la fin quand il nous a apporté les fondues au lait de soja. En réalité nous avons déjeuné sans le savoir dans un restaurant gastronomique de très haute volée. Peut être l’aurions-nous plus apprécié à la fin de notre séjour ?

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Cela nous aura permis au moins de rester à l’abri de la pluie ! Pluie qui n’est pas du tout considérée comme quelque chose de déplaisant ici au Japon.

Au contraire, la pluie « Amé » est appréhendée comme quelque chose de romantique.

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Pierre et Adrien abandonnent et rentrent se reposer. Zana et moi nous équipons de parapluies et partons à la découverte de la ville. Nous tombons par hasard sur le quartier qu’il nous fallait. Shijo Dori, , plusieurs centaines de mètres de galeries couvertes, véritable fourmilière au cœur de Kyoto, bazar à la japonaise. On s’extasie tous les 10 mètres, on adore !

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La pluie a cessé, douceur d’un crépuscule oriental, nous rentrons rejoindre notre team en longeant la rivière Kamo, bordée de cerisiers couleur d’automne.

Notre guesthouse est une sorte d’auberge espagnole (en l’occurrence plutôt chinoise quand même). La cuisine/salle de séjour y est commune et très conviviale. Une adresse trouvée au hasard et qui, avec le recul, est vraiment un must pour un logement ici à Kyoto (localisation, prix et accueil).

On décide de ne pas se fixer de planning de visites mais de vivre les choses à notre rythme, avec douceur et dans l’envie de la découverte.

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